Nos rencontres avec les personnes qui font la culture

À l’occasion des 160 ans de la Société Nationale des Beaux Arts, nous avons réalisé une série d’interviews auprès de personnalités du monde de la culture pour connaître leur parcours, leur métier, leur inspiration.

Nos échanges seront publiés tout au long de l’été jusqu’à la rentrée 2022. Découvrez nos interviews avec :

Olivier Lachet, régisseur général pour le Spectacle Vivant et l’Évènementiel

« Rien, ou presque tout m’a amené à devenir régisseur. J’ai commencé par travailler chez un traiteur où je m’occupais de la restauration. Puis peu à peu, j’ai rejoint la gestion organisationnelle du traiteur en coordonnant toute la partie restauration et logistique pour tous types d’évènements. J’ai tout de suite aimé cette pluralité de missions et j’ai su adapter mes prestations aux envies, volumes, lieux et choix scénographiques de mes clients de l’époque. C’est donc naturellement que j’ai complètement intégré le département événementiel et que je suis devenu directeur technique. J’ai tout appris sur le terrain ! » (extrait)

Solweig Mary, experte en communication digitale fondatrice de l’agence Digitalis

« Je suis une passionnée de l’histoire naturelle et de tous les ponts qui existent entre l’art et la science. Pour moi, ces deux domaines sont très liés. J’aime croire qu’ensemble ils peuvent faire évoluer les mentalités et servir durablement notre société. Dans la nature comme dans l’art, je voue une certaine fascination pour les fleurs, que Darwin décrivait comme un “abominable mystère”. » (extrait)

Camille Bardin, critique d’art indépendante et co-présidente de Jeunes Critiques d’Art

« Le mot « critique » et « commissariat » font un peu peur. La critique d’art est pourtant loin d’être dévalorisante. Mon travail consiste à travailler main dans la main avec les artistes. Il s’agit d’un accompagnement, de recherches et d’engagement. » (extrait)

Camille Roux dit Buisson, directrice du Comité Jacqueline Marval

« Je m’occupe du développement du Comité Jacqueline Marval, de façon assez générale et plus concrètement, de la valorisation de son histoire et de son œuvre. De l’organisation d’évènements, à la communication en passant bien entendu par le travail relatif à l’exposition de Jacqueline Marval lors de diverses occasions. Je travaille également en relation étroite avec mon frère Lucien Roux sur l’archivage et la recherche relative à l’œuvre de Jacqueline Marval. » (extrait)

Éléonore Dérisson, chargée des collections à la Fondation des Artistes

« Sans connaissance, il n’y a pas de conservation possible. Il est impératif d’inventorier les œuvres, de les décrire et d’analyser leur état. Cela nécessite des connaissances et des compétences précises, comme l’utilisation du vocabulaire précis de l’histoire de l’art. C’est à la fois un travail intellectuel, pratique et logistique. » (extrait)

Suzanne Vogel-Tolstoï, responsable de Galerie et des éditions chez Cécile Fakhoury

« L’œuvre qui m’inspire —entre autres— est une installation de Tomás Saraceno qui a été présentée au Palais de Tokyo il y a quelques années. C’était une toile d’araignée géante qui donnait l’impression que tout partait dans tous les sens, alors qu’elle suivait une logique imparable. Cela me rappelle la sensibilité et la création de liens qui se trouvent au cœur de mon activité professionnelle. Il faut être suffisamment sensible pour comprendre les artistes que Cécile Fakhoury représente et suffisamment organisée et ancrée pour les aider. » (extrait)

Bruno Moinard, architecte d’intérieur, scénographe, designer et peintre

« La base de mon métier est la scénographie. Je travaille à partir des lieux, de leurs contraintes, de leur lumière, de leur profondeur. Pour le Salon des Beaux Arts 2014 par exemple, j’ai réfléchi à la mise en scène de l’installation de Sisyu, artiste japonaise invitée d’honneur par la SNBA. J’ai eu la chance d’aller la rencontrer une première fois dans son atelier lors d’un déplacement professionnel au Japon, puis de me rendre au Carrousel du Louvre pour comprendre le lieu et imaginer ce que le projet artistique de Sisyu pouvait donner dans cet espace. » (extrait)