Rencontre avec Camille Bardin, critique d’art indépendante et co-présidente de Jeunes Critiques d’Art

© Camille Bardin

Camille Bardin est critique d’art indépendante et co-présidente de Jeunes Critiques d’Art. À L’occasion de ses 160 ans, la SNBA célèbre le monde de la culture et les personnes qui le font. Découvrez notre échange avec Camille Bardin et apprenez-en davantage sur son parcours, son métier, ses inspirations.

Quelle(s) expérience(s) et quel(s) chemin(s) vous ont menée à devenir commissaire d’exposition?

Alors que je me prédestinais à être journaliste politique, mes premières expériences m’ont menée à travailler pour les rubriques culture de plusieurs rédactions. J’ai écrit sur la littérature, l’opéra classique, les programmes télé… J’ai pu découvrir l’art contemporain par ce biais. Cela m’a énormément plu puisqu’il représentait une synthèse de tout ce que j’avais envie de faire : de la philosophie, de la psychologie, des études d’économie, de politique. C’est ensuite sur le terrain que je me suis formée à l’histoire de l’art, en intégrant des rédactions spécialisées en art contemporain, puis en travaillant aux côtés de commissaires d’exposition. Cette presse spécialisée ne m’a pas comblée très longtemps. J’avais l’impression de devoir encenser chacune des expositions que je voyais, y compris celles où je n’avais pas mis les pieds, car nous travaillions beaucoup sur dossiers de presse. C’est à ce moment que je me suis lancée à mon compte [en 2016] et que j’ai rejoint le collectif Jeunes Critiques d’Art. J’y ai trouvé une liberté absolue !

Comment définiriez-vous votre métier de critique d’art et de commissaire d’exposition?

Les termes « critique » et « commissariat » peuvent faire un peu peur. La critique d’art est pourtant loin d’être dévalorisante. Mon travail consiste à travailler main dans la main avec les artistes. Il s’agit d’un accompagnement, de recherches et d’engagement.

L’accompagnement, car je suis les artistes dans leurs démarches, je vais à leur rencontre, je m’intéresse à leurs cheminements. La recherche, car elle occupe les ¾ de mon temps — seule face à un ordinateur ou un livre. Enfin, l’engagement, car il est essentiel de prendre la parole pour faire entendre les voix qui sont moins entendues que d’autres.

J’aime également me dire que la critique d’art ne se résume pas à l’écriture d’un texte. Cela peut être plus plastique, plus pluriel. Aujourd’hui, j’explore de nouveaux formats et espaces pour partager mes critiques, notamment à travers mon podcast. Dans cette dynamique-là, le commissariat s’est présenté comme une évidence. Au fur et à mesure de mes rencontres et de mes critiques, j’ai eu envie de voir tel•le et tel•le artiste travailler ensemble et telle œuvre et telle œuvre dialoguer ensemble. Mes sujets de prédilection se sont dessinés et le commissariat m’a permis de les mener dans des espaces d’exposition.

Comment organisez-vous une exposition/une critique d’art?

Je viens de l’école Jeunes Critiques d’Art qui distingue trois types de rubriques :

  • Les critiques d’exposition
  • Les portraits d’artistes
  • Les touches critiques qui représentent des visions grand-angle sur le monde de l’art et son fonctionnement

Le format portraits d’artistes est celui que j’ai le plus exploré jusqu’à présent. J’aime me plonger dans une pratique et essayer de la décortiquer. Cela commence souvent par une rencontre avec l’œuvre — je découvre le travail d’un•e artiste dans une exposition, au cours d’une discussion ou encore sur Instagram où des milliers de portfolios sont à ma disposition. Vient ensuite l’échange avec l’artiste pour comprendre son travail, ses références. À la suite de cela, j’entame la phase de recherches pour creuser toutes les références qui façonnent sa pratique. Mis bout à bout, cela me mène à brosser son portrait.

Quel(s) projet(s) vous a le plus marquée? Pourquoi?

Jeunes Critiques d’Art ! Ce collectif dans lequel nous — critiques d’art — travaillons tous et toutes bénévolement. Il nous permet de tenir dans le monde de l’art, de gagner en visibilité, d’échanger, d’être stimulé•e•s, de se faire relire. Jeunes Critiques d’Art a été un moteur dans ma carrière. L’objectif de Jeunes Critiques d’Art est de sortir du huis clos de l’écriture et cela a un impact sur nos démarches respectives. À plusieurs on est plus fort•e•s.

Mon podcast Présent•e est l’autre projet qui me tient à cœur. J’ai voulu investir cette forme-là pour diffuser des échanges accessibles avec les artistes, en réponse aux nombreuses parutions plutôt très opaques de l’art contemporain. Dans l’art contemporain, la médiation est nécessaire et la parole des artistes est clé. Ils et elles convoquent de nombreuses références — parfois invisibles de prime abord. Contrairement à l’écriture qui peut s’avérer aride et bloquante, le podcast offre une autre porte d’entrée. Quand on a la parole de l’artiste, quand on a accès à ses références, ses réflexions et ses recherches, on multiplie les chances d’être sensible à sa pratique et de vouloir en savoir plus.

Enfin, quelles sont vos inspirations? En quoi vous portent-elles dans votre quotidien?

Le militantisme féministe et toutes les ressources sur le féminisme intersectionnel font partie intégrante de mes réflexions. C’est la source même du dynamisme de ma pratique. J’essaye d’investir l’espace critique pour mette en avant certains et certaines artistes qui motivent la création d’un nouvel imaginaire, qui impactent de nouvelles possibilités d’existence.

Rencontre avec Solweig Mary, experte en communication digitale fondatrice de l’agence Digitalis

Portrait de Solweig Mary par Iconographia

Portrait de Solweig Mary par Iconographia
©Iconographia

Solweig Mary est experte en communication digitale. À L’occasion de ses 160 ans, la SNBA célèbre le monde de la culture et les personnes qui le font. Découvrez notre échange avec Solweig Mary et apprenez-en davantage sur son parcours, son métier, ses inspirations.

Quelle(s) expérience(s) et quel(s) chemin(s) vous ont menée à devenir experte en communication digitale ?

Aller au musée est une expérience à part entière comme disait mon professeur de sémiologie… C’est à la suite d’une visite au Centre Pompidou lors de mes études que j’ai décidé de créer un compte Instagram pour partager mes expériences muséales à la manière d’un journal de bord. Grâce à cela, j’ai été invitée dans de nombreux musées pour des visites privées et j’ai développé mon activité. Puis, c’est après mon expérience à la tête des réseaux sociaux de la tour Eiffel que j’ai lancé mon agence social media & influence, Digitalis.

Comment définiriez-vous votre métier ?

Je suis Social Media Strategist & Manager, j’accompagne les acteurs de l’art, la culture et la science sur les réseaux sociaux, et plus largement le numérique, en proposant une vision à la fois stratégique et opérationnelle. Les stratégies que je conçois mettent l’accent sur l’aspect social et expérientiel des réseaux sociaux. Parmi les clients de l’agence se trouvent des institutions, des fondations, des entreprises privées et d’autres agences. J’espère cette année avoir l’opportunité de collaborer avec une galerie ou une revue spécialisée !

Quelle partie préférez-vous dans votre travail ?

Je suis déjà très heureuse d’avoir créé mon propre métier. J’aime son aspect stratégique et créatif : jouer avec les codes des réseaux sociaux, leurs formats et proposer des expériences sociales nouvelles. Malgré mon quotidien chargé, je suis pleinement épanouie et passionnée par ce que je fais car j’y trouve du sens. Par exemple, je veille particulièrement à ce que mes stratégies résonnent avec l’actualité les enjeux contemporains.

Quel(s) projet(s) vous a le plus marquée ?

Question difficile…, mais je dirais la 17e édition de la Nuit européenne des musées. Après plusieurs mois de travail et d’investissement pour engager les communautés, je suis fière des activations différenciantes auxquelles j’ai contribué (vidéos d’ASMR tournées au sein de musée en partenariat avec le YouTuber Paris ASMR (248 000 followers), jeu de piste digital, filtre Instagram…).

Je pense aussi au 130e anniversaire de la tour Eiffel, à la refonte de la stratégie réseaux sociaux du Frac Centre-Val de Loire, à la gestion quotidienne des réseaux sociaux du Muséum national d’Histoire naturelle depuis 2 ans et demi. Tous ont beaucoup influencé mon parcours professionnel.

Quelles sont vos inspirations ?

Je suis une passionnée de l’histoire naturelle et de tous les ponts qui existent entre l’art et la science. Pour moi, ces deux domaines sont très liés. J’aime croire qu’ensemble ils peuvent faire évoluer les mentalités et servir durablement notre société. Dans la nature comme dans l’art, je voue une certaine fascination pour les fleurs, que Darwin décrivait comme un “abominable mystère”. On le comprend aisément au nom de mon agence “Digitalis”, en référence à la digitale, dont l’histoire a impacté les sciences et l’art. La botanique est une très grande source d’inspiration !

Quel(le)s artistes vous inspirent ?

Anna Atkins, Mary Delany, Natacha Birds, Sabrina Ratté, Jérémy Gobé (sauver les coraux grâce à la dentelle)…

Votre dernière exposition coup de cœur ?

« Les Origines du Monde » au Musée d’Orsay.

Les lieux où nous pourrions vous croiser ?

Le Jardin des Plantes et ses galeries, Deyrolle, le Musée de la Chasse et de la Nature, dans des jardins de châteaux ou à la montagne, au beau milieu de grands espaces.

En quoi ces inspirations vous portent-elles dans votre quotidien d’experte en communication digitale ?

Des idées, du sens et de l’évasion ! Si les réseaux sociaux demandent du concret (chiffres, statistiques…), l’univers que je crée autour de Digitalis me permet de me rattacher à cette bulle d’inspiration et à nourrir ma fibre artistique. Concernant le sens, je me sens très concernée par le futur de notre planète et suis convaincue que le numérique et les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle important dans sa préservation. Utilisés correctement et consciemment, ils peuvent être très puissants.

Et si vous étiez une œuvre, un moment ou un mouvement ?

Je serais probablement une nature morte ou une peinture de fleurs —pour tous les symboles que cela peut représenter. Dernièrement, j’ai eu un coup de cœur pour ce tableau de Rachel Ruysch : « Roses, Convolvulus, coquelicots et autres fleurs dans une urne sur un rebord en pierre ».

Rencontre avec Olivier Lachet, régisseur général pour le Spectacle Vivant et de l’Évènementiel

Salon des Beaux Arts 2019 ©Pierre Nadler

Olivier Lachet est régisseur général pour le Spectacle Vivant et de l’Évènementiel. À L’occasion de ses 160 ans, la SNBA célèbre le monde de la culture et les personnes qui le font. Découvrez notre échange avec Olivier Lachet, régisseur du Salon des Beaux Arts depuis 2003 et apprenez-en davantage sur son parcours, son métier, ses inspirations.

Qu’est-ce qui vous a mené à devenir directeur technique ?

Rien, ou presque tout m’a amené à devenir régisseur. J’ai commencé par travailler chez un traiteur où je m’occupais de la restauration. Puis peu à peu, j’ai rejoint la gestion organisationnelle du traiteur en coordonnant toute la partie restauration et logistique pour tous types d’évènements. J’ai tout de suite aimé cette pluralité de missions et j’ai su adapter mes prestations aux envies, volumes, lieux et choix scénographiques de mes clients de l’époque. C’est donc naturellement que j’ai complètement intégré le département événementiel et que je suis devenu directeur technique. J’ai tout appris sur le terrain !

Racontez-nous votre rencontre avec la SNBA…

En rejoignant l’équipe technique du Carrousel du Louvre en 2003, j’ai accueilli et accompagné tous les organisateurs d’événements, dont la Société Nationale des Beaux Arts. À l’époque, je ne savais pas que cette rencontre coup de cœur allait déboucher sur plus de 15 ans de collaboration. D’abord en tant que directeur technique du Carrousel du Louvre, puis en indépendant. J’accompagne les équipes du Salon des Beaux Arts dans le renouvellement perpétuel de leurs projets scénographiques.

Salon des Beaux Arts 2019 ©Yona Elig

Quelle est votre occupation préférée ?

Le concret, les clous et les odeurs font mon bonheur ! Plus précisément, j’aime donner vie aux projets qui existent jusqu’alors seulement sur papier. Du cahier des charges, au plan de sécurité en passant par le rétro-planning, les recherches de partenaires et l’élaboration de devis, je prends plaisir à accompagner mes clients le plus justement possible. Pour ce faire, j’anticipe au maximum et j’évite de faire du tricot de dernière minute. Mais il est important de rester souple, c’est l’essence même de mon métier, qui fait partie de la famille des barbapapa. On se transforme et on s’adapte à chaque projet et à chaque contexte.

Ces dernières années nous l’ont bien rappelé : l’imprévu rôde à (presque) chaque coin de rue.

Quel(s) projet(s) vous a le plus marqué ? Pourquoi ?

Je préfère le sens à l’enjeu. Ainsi, j’aime contribuer à faire vivre les projets d’intérêts généraux où le côté lucratif passe au second plan. C’est pour cette raison que je travaille avec le milieu associatif depuis longtemps, notamment pour le Salon des Beaux Arts qui m’est cher, mais aussi pour la Fondation des Amis de l’atelier.

Salon des Beaux Arts 2019 ©Yona Elig

Quel•le(s) sont vos héro•ïne•s dans l’histoire ?

Michelle Obama, Simone Veil et Isabelle Lawson (ndlr : la Directrice de la SNBA) ! De manière générale, j’aimerais une société plus égalitaire, plus solidaire et plus inclusive.

Et si vous étiez une œuvre d’art ?

Je serai une céramique ! Avoir les mains dans la terre, toucher la matière, modeler les formes, tout cela me correspond bien.

Rencontre avec Camille Roux dit Buisson, directrice du Comité Jacqueline Marval

Visuel de l'oeuvre de Jacqueline Marval, La Danseuse de Notre-Dame, 1921
Portrait de Camille Roux dit Buisson
© France Télévisions

Camille Roux dit Buisson est directrice du Comité Jacqueline Marval. Jacqueline Marval exposa au Salon des Beaux Arts dès 1904. À L’occasion de ses 160 ans, la SNBA célèbre le monde de la culture et les personnes qui le font. Découvrez notre échange avec Camille Roux dit Buisson et apprenez-en davantage sur son parcours, son métier, ses inspirations.

Quelle(s) expérience(s) et quel(s) chemin(s) vous ont menée à devenir directrice du Comité Jacqueline Marval ?

L’art m’a toujours passionnée, j’ai grandi avec, et particulièrement avec Jacqueline Marval. Après des études en marketing et communication spécialisées dans la mode et le luxe, puis trois années d’expérience en agence de communication, j’ai commencé à travailler avec mon père, Raphaël Roux dit Buisson, marchand d’art. Notre premier projet commun était la Biennale de Paris en septembre 2018. À l’époque le Comité Jacqueline Marval existait uniquement dans la tête de mon père —faire (re)connaître Jacqueline Marval est le projet de sa vie. Peu à peu, ce projet a pris de l’importance de mon côté également. Marval étant chère à notre famille, mon frère Lucien Roux (responsable des archives et des recherches au Comité Jacqueline Marval) et moi avons refait le site (www.jacqueline-marval.com) afin de rendre sa biographie, une partie de nos archives (publications, presses, photos) et une sélection d’œuvres accessibles. Nous avons officiellement ouvert le Comité Jacqueline Marval fin 2020.

Comment définiriez-vous votre métier ?

Difficile à définir ! Je dirais que je m’occupe du développement du Comité Jacqueline Marval, de façon assez générale et plus concrètement, de la valorisation de son histoire et de son œuvre. De l’organisation d’évènements (par exemple, les deux évènements Femmes d’Art qui ont eu lieu cette année – l’un sur Jacqueline Marval, l’autre pour la collaboration Septem x Tiffany Bouelle, le diner du Club du Souper, différents shootings, etc), à la communication (documentaire sur France 4, presse, réseaux sociaux…) en passant bien entendu par le travail relatif à l’exposition de Jacqueline Marval lors de diverses occasions (récemment au Musée du Luxembourg pour Pionnières, prochainement à Séoul pour une exposition monographique, puis en Suède, et aux États-Unis…). Je travaille également en relation étroite avec mon frère Lucien Roux sur l’archivage et la recherche relative à l’œuvre de Jacqueline Marval.

Comment organisez-vous vos journées au sein du Comité Jacqueline Marval ?

Visuel de l'oeuvre de Jacqueline Marval. Titre : l’Étrange Femme, 1900
Jacqueline Marval, L’Odalisque au Guépard, 1900
Huile sur toile, 110 x 220 cm
Collection privée, Paris, Courtesy Comité Jacqueline Marval
Anciennes collections Ambroise Vollard, Oscar Ghez, Musée du Petit Palais (Genève), Prince de Polignac
© Nicolas Roux dit Buisson

Aucune journée ne se ressemble vraiment, elles suivent réellement les différents projets que nous menons. Il y a quelques mois, en plein dans l’organisation de l’exposition au Seoul Arts Center en Corée (à venir), mes journées étaient rythmées par la gestion du contrat, le choix des œuvres, les discussions avec les propriétaires autour des emprunts, la conceptualisation de l’exposition, l’organisation des séances photo des 130 œuvres exposées ou encore la rédaction du catalogue. Le déménagement récent du Comité Jacqueline Marval nous a également occupés pendant plusieurs semaines (le comité sera réinstallé à l’automne). Aujourd’hui, je travaille sur d’autres expositions pour les 2-3 années à venir, je rencontre les équipes de musées, et je gère des taches plus quotidiennes (communication, etc).

Quel(s) projet(s) vous a le plus marquée ? Pourquoi ?

La création du Comité Jacqueline Marval ! C’est une histoire de famille, de passion et de recherches qui a commencé, grâce à mon père Raphaël Roux dit Buisson, il y a plus de 40 ans. Depuis, nous avons retrouvé près de 800 articles et publications mentionnant Jacqueline Marval. Grâce à ce travail, nous avons, entre autres, pu découvrir que Marval avait exposé au Metropolitan Museum en 1919.

De façon très personnelle, son histoire me fascine. Comment cette femme a-t-elle tout quitté pour partir seule à Paris et renaître en tant qu’artiste (changeant au passage son nom, Marie-Joséphine Vallet pour Jacqueline Marval), connaître un succès national et international, inspirer ses pairs tels que Picasso ou Matisse, puis finir par tomber dans l’oubli ? Aujourd’hui, je suis fière de participer à la reconnaissance de son œuvre, c’est cela qui me marque le plus.

Une question qui revient souvent ?

Visuel de l'oeuvre de Jacqueline Marval, La Danseuse de Notre-Dame, 1921
Jacqueline Marval, La Danseuse de Notre-Dame, 1921
Huile sur toile, 100 x 81 cm
Collection privée, Paris, Courtesy Comité Jacqueline Marval
© Nicolas Roux dit Buisson

« Est-ce que ça vous intéresserait d’ouvrir un musée ? »

Aujourd’hui, l’idée de faire voyager les œuvres le plus possible dans des expositions nationales et internationales, plutôt que de les garder dans un lieu fixe. L’exposition à Séoul est par exemple une nouvelle occasion de raconter toute l’histoire de Marval et de restituer une partie de l’histoire de l’art oubliée : aujourd’hui encore, les erreurs sur sa vie persistent. C’était déjà le cas de son vivant où l’on disait qu’elle avait suivi son (alors futur) compagnon, Jules Flandrin, à Paris. Nous avons retrouvé une lettre datée 1916 envoyée par Marval à l’un de ses collectionneurs, Alfred Rome, dans laquelle elle raconte son arrivée à Paris en 1895. Elle y explique que sa venue à Paris était entièrement due à sa soif d’indépendance. Elle est explicite : « …Quelques-uns ont cru que je vins à Paris enlevée par Jules Flandrin ! Je ne sais comment il s’y serait pris. La vérité est plus simple. Mon départ pour Paris fut décidé par moi lorsque, traquée par un mari stupide, je ne pouvais plus espérer vivre à Grenoble où je m’étais fixée malgré l’horreur inspirée par la grosseur de cette population d’alors. (…) Flandrin, que je connaissais depuis près d’un mois, m’offrit de me montrer Paris, ce que j’acceptais, mais Grand Dieu ce que j’ai dû le découvrir Paris ! Mais à aucun moment l’idée de partir avec Flandrin ne me vint ! Et pourquoi plutôt avec lui qu’avec un autre ? (…) Ma vie, il fallait la gagner, là comme ailleurs, et essayer de réaliser mes rêves (…). Et je me suis affirmée à ce moment dans mes idées de vie libre dont je garde la responsabilité. » [1]

[1] Marval, lettre à Alfred Rome, 7 novembre 1916, archives particulières tirées du livre Jacqueline Marval, 1866 – 1932, François Roussier, Éditions Didier Richard, 1987.

Jana Nicole, invitée d’honneur du Salon des Beaux Arts 2022

Jana Nicole est lauréate du Prix Puvis de Chavannes 2022

Fondé en 1928, le Prix Puvis de Chavannes est un Prix d’exception attribué par les membres du bureau de la SNBA à un.e artiste plasticien.ne pour récompenser l’ensemble de son œuvre. Le ou la lauréat.e se voit proposer un espace d’exposition privilégié au sein du Salon des Beaux Arts.
Pierre Puvis de Chavannes fut l’un des premiers membres de la SNBA en 1862, avant de la refonder en 1890 et d’en être le Président.

Jana Nicole crée une œuvre monumentale sur-mesure pour le Salon des Beaux Arts

Invitée exceptionnelle de cette édition, l’artiste américano-britannique Jana Nicole – lauréate du Prix Puvis de Chavannes 2022 – a créé une installation de 3m sur 2m exclusivement pour le Salon des Beaux Arts.

Jana Nicole's work
© Jana Nicole – Botanical Troupe : Limelight

Jana Nicole in her studio working on her piece for the Salon des Beaux Arts 2022

 

 

 

 

 

 

«Par la nature même de sa construction fragile, la composition se déplacera naturellement dans le temps en fonction de son environnement et avec le poids de la gravité. La lumière changeante de l’Orangerie projettera de nouvelles ombres sur l’installation. Cela renverra une image unique à chaque coup d’œil. J’aimerais que les visiteurs soient constamment surpris.

L’installation créée exclusivement pour le Salon des Beaux Arts 2022 se compose d’un corps de champignons, de fleurs et d’arbres soigneusement sélectionnés pour leur pertinence artistique et scientifique. Quant à la partie souterraine qui se situe sous la mousse, il s’agit d’un système complexe de racines et de mycélium qui rappelle qu’un monde réside et s’épanouit sous nos pieds. Mon travail rend hommage à l’environnement dans lequel il a été pensé. Attendez-vous donc à plonger dans l’univers d’une fabuleuse orangerie. » Jana Nicole

Entre poésie et collages, Jana Nicole crée des histoires

Jana Nicole's work
©Jana Nicole— Botanical Thoughts : The Delight

Artiste américano-britannique, Jana Nicole fusionne les styles, les sujets et les techniques pour confectionner des récits visuels qui tanguent entre nostalgie, fantaisie et naturalisme.

À travers ses œuvres, l’artiste fait dialoguer le végétal et les Hommes. Des racines profondes aux bourgeons en fleur, la nature sincère et sauvage émerge.

Ses installations botaniques comprennent des centaines, parfois des milliers d’images assemblées individuellement. Chaque image est soit créée par l’artiste, soit recréée à partir d’images botaniques soigneusement choisies. Toutes sont minutieusement découpées à la main. Elles sont ensuite retravaillées à l’aide de peintures, de marqueurs et d’encres, puis assemblées et superposées pour créer un paysage vivant.

Suivre Jana Nicole sur Instagram

Inauguration du Prix Caractères au Salon des Beaux Arts 2022

Caractères et la Maison Braastad deviennent partenaires du Salon des Beaux Arts

Fritz Junior Jacquet (détail) ©Benjamin Hoffélé

 

Nous avons le plaisir d’annoncer la signature d’un partenariat entre Caractères, Braastad et la Société Nationale des Beaux Arts qui donne lieu à la création du Prix Caractères en partenariat avec la Maison Braastad.

Ce Prix sera inauguré lors du Salon des Beaux Arts 2022 et remis à un.e artiste —toutes sections confondues.

L’artiste lauréat•e se verra commander une œuvre par la Maison Braastad dans le cadre de la confection d’une édition limitée de cognac Braastad.

Entretien avec Daphné Aubé et Clémentine de Gabrielli, fondatrices de Caractères

Daphné Aubé et Clémentine de Gabrielli, fondatrices de Caractères
Daphné Aubé (à gauche) et Clémentine de Gabrielli (à droite)

Caractères en quelques mots, c’est  ?

Caractères est une agence créative qui accompagne les marques, de l’écriture de concept pour créer des expériences uniques et authentiques à la sélection d’un artisan d’art au savoir-faire d’exception pour concevoir et produire ces expériences.

Que signifie ce partenariat pour vous ?

Le Salon des Beaux-Arts est une institution qui s’inscrit dans l’histoire de l’art. Qui plus est, la SNBA est une institution pionnière dans la reconnaissance des artistes avant-garde. Inscrire Caractères dans son sillon, c’est lui permettre de devenir acteur de cette histoire de l’art et permettre à l’artisan de devenir artiste.

En 2022 Caractères aura 3 ans et la Société Nationale des Beaux Arts fête ses 160 ans. L’âge importe-t-il peu face au caractère ?

En effet, peu importe l’âge si des valeurs communes et des caractères se retrouvent autour d’un même projet ! La croyance dans l’émerveillement par le beau, la singularité des femmes et des hommes que nous sommes et la volonté de préserver et promouvoir les métiers d’art et les savoir-faire d’exception nous réunit dans ce beau partenariat. Nous sommes très heureuses de travailler sur ce projet avec des personnalités aussi fortes qu’Isabelle et Andréa.

Le Prix Caractères

Photo du château de Triac, domaine de la Maison Braastad,
© Braastad

En 2022, le Prix Caractères décerné au Salon des Beaux Arts se fera en partenariat avec la Maison Braastad, réunissant ainsi 3 institutions sensibles au temps long, à l’artisanat et à la transmission. Quelle importance a cette temporalité pour vous ?

Dans un monde en mouvement où l’instantané prime, le temps long et la transmission sont des valeurs rares que Caractères a à cœur de promouvoir. Nous croyons que le temps est nécessaire pour acquérir un savoir-faire d’exception et pour pouvoir le transmettre. Que ce temps long est nécessaire pour créer des œuvres pérennes qui perdureront, avec à l’esprit cette pensée de Baudelaire, qu’il y a dans l’art d’une part « le transitoire, le fugitif, le contingent : la moitié de l’art, dont l’autre est éternel et immuable ».

Comme la SNBA fête ses 160 ans, Caractères espère, elle aussi, subsister au temps et fêter ses 200 ans !

Qu’est-ce que vous évoque la Maison Braastad  ?

Par sa création en 1875, la Maison Braastad incarne les valeurs du temps long, une maison ayant plus de 150 ans et qui a su transmettre de génération en génération un savoir-faire, en l’occurrence celle du maître de Chai.

Comment vous est venue l’idée de l’associer à ce Prix dès sa genèse  ?

Nous cherchions une maison qui incarnait à la fois les valeurs de transmission et de savoir-faire où l’artisan était au cœur du projet, une maison ayant un goût prononcé pour l’art et une volonté de soutenir des artistes émergents. La Maison Braastad incarnait à nos yeux toutes ses qualités. Nous remercions Édouard Braastad de nous accompagner dans ce projet.

 

L’agenda de la SNBA – Février 2022

Agenda de la SNBA en février 2022

Tous les mois la SNBA partage son agenda. Expositions, ateliers, conférences, concerts, et plus encore. Retrouvez notre sélection d’événements à suivre.


Exposition Paris, je t’aime ! pour l’éternité… Hommage à Kojiro Akagi

Photo de l'œuvre de Kojiro Akagi "Rue du Japon".
© Fonds de Dotation Kojiro AKAGI

La Maison de la Culture du Japon à Paris ouvre ses portes aux œuvres de notre cher ami Kojiro Akagi (1934-2021) pour une rétrospective haute en couleur sous le Haut Patronage de l’Ambassade du Japon en France.

Disparu en février 2021, Kojiro Akagi était Vice-président d’Honneur de la SNBA et l’un de nos plus fidèles complices.

Du 1er au 19 février 2022 à la MCJP – 101 bis, quai Branly, Paris 15e


Exposition I’ll be your mirror, Audrey Guttman

Photo de l'œuvre de Audrey Guttman "A dance for the end of the world"
© Courtesy Audrey Guttman et Ketabi Projects. « A dance for the end of the world », 2021, pigment print on cotton paper, 141 x 110 cm.

 Un geste, une texture, plusieurs lectures.

La galerie Ketabi Projects fraîchement établie dans le VIe arrondissement de Paris expose en ce moment et jusqu’au 19 février l’artiste belge Audrey Guttman. Collages ? Rêves ? Poésies ? Papiers vivants ? Les quatre !

I’ll be your mirror, à ne pas manquer.

Ketabi Projects par Charlotte Ketabi Lebard, 22 passage Dauphine, Paris 6e


Une histoire d’amour d’Alexis Michalik

Affiche Une Histoire d'amour, pièce de théâtre en ce moment à La Scala Paris
© La Scala

Aimer, un peu, beaucoup, passionnément…

Le metteur en scène Alexis Michalik est à l’affiche de la Scala. Pendant près d’1 heure 30, les spectateur.rices sont embarqué.es dans une histoire touchante et pleine de tumultueux rebondissements.

Ce spectacle saisissant est à découvrir à La Scala jusqu’au 28 mars 2022.
13 Bd de Strasbourg, Paris 10e


Présentation d’Alexander Raczka à l’ADAGP

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L’artiste Alexander Raczka nommé Révélation Art urbain 2020 par l’ADAGP et le Palais de Tokyo sera à l’ADAGP pour présenter ses œuvres et son travail lundi 14 février 2022 de 18h à 20h30.

Pour y participer, inscrivez-vous par ici.


Exposition KEEP THE FIRE BURNING (GADÉ DIFÉ LIMÉ), Jay Ramier

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Let’s keep the flame of love alive.

À l’occasion des 10 ans du Lasco Project démarré entre ses murs, le Palais de Tokyo invite l’artiste Jay Ramier, pionnier de la culture hip hop en France.

« Parfois, j’utilise des photos, parfois je me fais passer pour un DJ, alors que je n’en suis pas un. Parfois, j’aime faire du breakdance alors que je ne sais pas en faire. Mais cela fait partie de ma culture, ce sont les domaines que je connais et cela fait partie de ma personnalité, de mon identité artistique de montrer ces choses, de les montrer hors de leur contexte. » Jay Ramier

Jusqu’au 13 mars 2022 au Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson, Paris 16e


Exposition 40 ans, 70 kg, Elea Jeanne Schmitter

Affiche exposition au 104 à Paris
©104, ©Elea Jeanne Schmitter

Capturer les corps de femmes dans un réel qui n’est pas toujours pensé pour.

L’artiste Elea Jeanne Schmitter a fait partie de l’exposition Faire Corps sous le commissariat de Camille Bardin, dont nous vous parlions ici.

Si vous avez raté l’occasion de voir son travail en novembre à la galerie Paris-Beijing, allez-y en février. Ses œuvres sont exposées au Centquatre jusqu’au 26 février 2022.

Plus d’informations sur l’exposition 40 ans, 70 kg ici.

L’agenda de la SNBA – Janvier 2022

Photo bannière de l'agenda de janvier 2022 la SNBA Tous les mois la SNBA partage son agenda. Expositions, ateliers, conférences, concerts… retrouvez notre sélection d’événements à suivre.


Exposition PSICOLOR, LA PASSION DE LA COULEUR Jacqueline Carron

© Fondation des Artistes

De la couleur, vite, de la couleur !

La peintre Jacqueline Carron expose en ce moment à la Maison nationale des artistes.

« J’ai eu au fil des années des relations variées avec la Couleur, heureuses, mais aussi tumultueuses. » Jacqueline Carron

Cette exposition haute en couleur retrace le parcours de l’artiste et met en lumière l’omniprésence de la couleur dans son travail.

Jusqu’au 20 février 2022 à la Maison nationale des artistes, 14 Rue Charles VII, 94130 Nogent-sur-Marne.


Exposition Boaz de Romain Kronenberg et ses personnages

Affiche exposition Boaz de Romain Kronenberg
© Galerie Sator

Fiction ? Poésie ? Réel ?

Le Centre d’Art Contemporain d’Intérêt National de Mulhouse, La Kunsthalle, ouvre ses portes à l’artiste Romain Kronenberg.

Son récit, Boaz, raconte l’histoire d’un jeune garçon adulé par sa communauté et placé sous le rang de légende.

« Depuis 2017, mon travail prend forme à travers les personnages de trois projets, trois récits par essence inachevés sur lesquels je travaille simultanément : Simon, Boaz et Providence. Chaque exposition de l’un ou l’autre de ces projets est l’occasion de son développement, de son enrichissement : de nouvelles œuvres sont créées, d’autres sont repensées. C’est pourquoi je présente chaque projet par étape. » Romain Kronenberg

Rendez-vous à la Kunsthalle du 11 février au 30 avril 2022, 16 Rue de la Fonderie, 68100 Mulhouse.


Podcast Les autoportraits féminins de Julie Beauzac

© La Petite Galerie du Louvre. Élisabeth-Sophie Chéron, Autoportrait avec une partition, 1672.

🎧 Un bonbon pour les oreilles.

La créatrice du podcast « Vénus s’épilait-elle la chatte ? », Julie Beauzac, explore les tabous de l’art, enquête aux côtés de spécialistes et apporte les clés de lecture d’une histoire de l’art féministe.

Dans cet épisode intitulé « Les autoportraits féminins » (2019), Julie Beauzac invite l’historienne de l’art Frances Borzello, autrice de Femmes au miroir (Thames & Hudson, 2019), pour parler des femmes artistes, de leur ingéniosité et de leurs ruses pour se représenter et s’inscrire dans l’histoire malgré les contraintes qui pesaient sur elles.

Écouter l’épisode ici


Documentaire – Toulouse-Lautrec, l’insaisissable

© Les Musées d’Occitanie, « Au Salon de la rue des Moulins » Henri de Toulouse-Lautrec (1894)

Toulouse-Lautrec fait partie des premiers peintres à avoir exposé au Salon de la Société Nationale des Beaux Arts. Le documentaire « Toulouse-Lautrec, l’insaisissable » (2019) de Gregory Monro retrace sa vie menée à pleine allure et sera rediffusé sur Arte le 30 janvier 2022 à 20h05. Une occasion de se replonger dans l’œuvre de l’un des plus talentueux affichistes que le monde ait connu.

Voir un extrait ici

L’agenda de la SNBA – Décembre 2021

Bannière de l'article "L'agenda de la SNBA en décembre 2021"

Tous les mois la SNBA partage son agenda. Expositions, ateliers, conférences, concerts… retrouvez notre sélection d’événements à suivre.


Exposition Natures Paysages — Salon ART-GÉO 200

© Michèle Battut

Pour célébrer son bicentenaire, la Société de Géographie organise l’exposition Natures Paysages en partenariat artistique avec la Société Nationale des Beaux Arts dans le cadre du Salon ART-GÉO 200.

Les artistes exposé•e•s sont : Antoine AIZIER, Éric BARI, Michèle BATTUT, François BELLEC, Robert BELLEC, Evremond de BÉRARD, Nicole BOUCHÉ, Annie CHRISTY, Pierre COURTOIS, Cécile DAUVILLIER, Jean DELPECH, Pippa DYRLAGA, Davide GALBIATI, Gustave HERVIGO, Margaux HUIJBREGTS, Alain JAMETJANA NICOLE, Michel KING, Emmanuel LEMARDELÉ, Marie LHOMET, Béatrice MEUNIER-DÉRY, Bertrand de MIOLLIS, Jean PELTIER, Jacques ROHAUT, Christiane ROSSET, Dominique SCHOENIG, Anne SMITH, Gaby STUDER, Véronique SUDRY, Yves THOMAS, Martine VIOLAS, Nicholas WOOD.

Ces 32 artistes expriment la nature vierge, aménagée ou transformée, telle qu’ils et elles la voient, l’interprètent ou la rêvent.

Du 11 décembre 2021 au 8 janvier 2022 à la Mairie du VIe arrondissement – Salon du Vieux Colombier – 78 rue Bonaparte 75006 Paris

Du lundi au vendredi de 10h30 à 17h

Nocturne le jeudi jusqu’à 19h | Le samedi de 10h à 12h | Fermé le 25 décembre 2021 et le 1er janvier 2022


Cinéma — « La panthère des neiges »

Le roman La panthère des neiges de Sylvain Tesson a été adapté au cinéma.

Ce film de 92 minutes réalisé par Marie Amiguet et Vincent Munier raconte l’histoire d’un voyage, celui de l’écrivain Sylvain Tesson et du photographe Vincent Munier.

Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

Vincent Munier a été lauréat du Prix Deyrolle lors du Salon des Beaux Arts 2019.

Date de sortie : 15 décembre 2021


Exposition – Vivian Maier 

© Musée du Luxembourg

Une ballade dans les jardins du Luxembourg apporte toujours de grandes joies… Ajoutez à cela un petit détour par le Musée du Luxembourg pour avoir la chance de découvrir les archives inédites de la photographe Vivian Maier (1926-2009)

Commissariat : Anne Morin

Exposition jusqu’au 16 janvier 2022

Plus d’informations : https://museeduluxembourg.fr/fr/agenda/evenement/vivian-maier


Exposition – Eva Jospin. De Rome à Giverny

©Eva Jospin ADAGP  ©Le musée des impressionnismes Giverny

La talentueuse artiste plasticienne Eva Jospin, Prix de l’Académie des Beaux-Arts 2015 expose au Musée des impressionnismes Giverny. Dans cette exposition, les œuvres de l’artiste se mêlent à celles de la collection permanente du Musée pour créer un parcours onirique mettant la nature à l’honneur. Un conseil, courez-y !

Eva Jospin, artiste, et Cyrille Sciama, directeur général du Musée des impressionnismes Giverny, conservateur en chef du patrimoine en sont les commissaires.

Exposition jusqu’au 16 janvier 2022

Plus d’informations : https://www.mdig.fr/expositions-et-activites/expositions/eva-jospin-de-rome-a-giverny/

L’agenda de la SNBA – Novembre 2021

Tous les mois la SNBA partage son agenda. Expositions, ateliers, conférences, concerts… retrouvez notre sélection d’événements à suivre.


 Exposition Lo Kee

© Lo Kee

Lo Kee, président de la section photographie du Salon des Beaux Arts expose à la Galerie Artes dans le cadre d’un solo show.

Du 1er au 21 novembre, de 11h à 19h

Galerie Artes – 11 rue Frédéric Sauton, Paris 5e

Plus d’informations : www.instagram.com/lokee.photo


Exposition Lichens et mousses — Papiers de Marie Lhomet

© Marie Lhomet

Marie Lhomet, présidente de la section Papiers-Papier du Salon des Beaux Arts expose à la Galerie Martine Moisan.

Du 18 au 21 novembre 2021, de 12h à 19h

Galerie Martine Moisan – Galerie Vivienne – 75002 PARIS (entrée 5 rue de la Banque)

Vernissage jeudi 18 novembre à partir de 17h30 | Finissage dimanche 21 novembre à partir de 17h30

Plus d’informations : www.instagram.com/marie.lhomet/


Exposition L’Empreine de toute chose — Béatrice Meunier-Dery et Xiaoling Fang

© Béatrice Meunier-Dery

Béatrice Meunier-Dery et Xiaoling Fang exposent à la 9ème Biennale Science de l’art. L’œuvre développée par Béatrice Meunier Déry porte sur un travail d’écriture fictionnelle et d’exposition d’objets s’articulant autour d’un avatar artistique : Linnéa Kvarn, bryologue d’origine suédoise. Pourtant imaginaire, ce personnage est profondément ancré dans des enjeux bien réels puisqu’il s’intéresse aux déséquilibres engendrés par le changement climatique et la fragilisation des écosystèmes. À travers ce projet et en binôme avec Xiaoling Fang (architecte paysagiste et docteur en philosophie), l’artiste questionne les formats d’une éco-poésie face à l’urgence environnementale.

L’exposition principale se trouve à la MJC-CS Saint-Exupéry et est complétée par une installation à la MJC-CS Aimé Césaire.

Du 16 novembre au 18 décembre, 13 avenue Jean Mermoz 91170 Viry-Chatillon

Lundi et Mardi de 14h à 21h / Mercredi et Jeudi de 10h à 12h30 et de 14h à 21h / Vendredi de 14h à 18h30 / Samedi de 10h à 18h

Entrée libre et gratuite

Plus d’informations : accueil@mjclespasserelles.org 01 69 24 38 82


Exposition collective « Faire Corps » sous le commissariat de Camille Bardin 

© Galerie Paris Beijing

 » […]Faire corps tente d’identifier la manière dont nos réalités sont socialement construites et d’esquisser de nouvelles possibilités d’existence […]  » Camille Bardin.

En ce moment à la Galerie Paris-Beijing se tient l’exposition « Faire Corps ». , Sous le commissariat de Camille Bardin, lauréate du Prix AICA de la critique d’art, les œuvres de dix artistes sont présentées.

Artistes : Ingrid Berthon-Moine / Sabrina Belouaar / Ren Hang / Kubra Khademi / Marion Mounic / Pauline Rousseau / Elea Jeanne Schmitter / Hugo Servanin / Abel Techer / Sarah Trouche

L’exposition Faire Corps a lieu en ce moment et jusqu’au 18 décembre 2022

Plus d’informations : http://www.galerieparisbeijing.com/fr/expositions/faire-corps/


Concerts de Midi et Demi par l’École normale de musique de Paris Photo

© École Normale de Musique de Paris

« De la musique avant toute chose », disait Verlaine.

Les étudiants des niveaux supérieurs, les diplômés et les professeurs de l’École normale de musique de Paris se produisent Salle Cortot entre midi et deux. Une idée fabuleuse portée par Stéphane Friédérich qui a toutes les chances d’égayer nos pauses déjeuner !

L’entrée est libre et sans réservation.

Les prochaines dates : les 9, 10, 11, 16, 17, 18 et 23 novembre 2021, à 12h30

Plus d’informations : http://www.ecolenormalecortot.com/agenda-4/


Concert Clover Trio

© Clover Trio

Un peu de jazz ne se refuse pas ! Nous nous laissons donc tenter par le concert de sortie du nouvel album de Clover Trio Puppet Dance. Cet événement aura lieu au Studio de l’Ermitage le 24 novembre à 20h30.

Plus d’informations : https://www.studio-ermitage.com/