Rencontre avec Olivier Lachet, régisseur général pour le Spectacle Vivant et de l’Évènementiel

Salon des Beaux Arts 2019 ©Pierre Nadler

Olivier Lachet est régisseur général pour le Spectacle Vivant et de l’Évènementiel. À L’occasion de ses 160 ans, la SNBA célèbre le monde de la culture et les personnes qui le font. Découvrez notre échange avec Olivier Lachet, régisseur du Salon des Beaux Arts depuis 2003 et apprenez-en davantage sur son parcours, son métier, ses inspirations.

Qu’est-ce qui vous a mené à devenir directeur technique ?

Rien, ou presque tout m’a amené à devenir régisseur. J’ai commencé par travailler chez un traiteur où je m’occupais de la restauration. Puis peu à peu, j’ai rejoint la gestion organisationnelle du traiteur en coordonnant toute la partie restauration et logistique pour tous types d’évènements. J’ai tout de suite aimé cette pluralité de missions et j’ai su adapter mes prestations aux envies, volumes, lieux et choix scénographiques de mes clients de l’époque. C’est donc naturellement que j’ai complètement intégré le département événementiel et que je suis devenu directeur technique. J’ai tout appris sur le terrain !

Racontez-nous votre rencontre avec la SNBA…

En rejoignant l’équipe technique du Carrousel du Louvre en 2003, j’ai accueilli et accompagné tous les organisateurs d’événements, dont la Société Nationale des Beaux Arts. À l’époque, je ne savais pas que cette rencontre coup de cœur allait déboucher sur plus de 15 ans de collaboration. D’abord en tant que directeur technique du Carrousel du Louvre, puis en indépendant. J’accompagne les équipes du Salon des Beaux Arts dans le renouvellement perpétuel de leurs projets scénographiques.

Salon des Beaux Arts 2019 ©Yona Elig

Quelle est votre occupation préférée ?

Le concret, les clous et les odeurs font mon bonheur ! Plus précisément, j’aime donner vie aux projets qui existent jusqu’alors seulement sur papier. Du cahier des charges, au plan de sécurité en passant par le rétro-planning, les recherches de partenaires et l’élaboration de devis, je prends plaisir à accompagner mes clients le plus justement possible. Pour ce faire, j’anticipe au maximum et j’évite de faire du tricot de dernière minute. Mais il est important de rester souple, c’est l’essence même de mon métier, qui fait partie de la famille des barbapapa. On se transforme et on s’adapte à chaque projet et à chaque contexte.

Ces dernières années nous l’ont bien rappelé : l’imprévu rôde à (presque) chaque coin de rue.

Quel(s) projet(s) vous a le plus marqué ? Pourquoi ?

Je préfère le sens à l’enjeu. Ainsi, j’aime contribuer à faire vivre les projets d’intérêts généraux où le côté lucratif passe au second plan. C’est pour cette raison que je travaille avec le milieu associatif depuis longtemps, notamment pour le Salon des Beaux Arts qui m’est cher, mais aussi pour la Fondation des Amis de l’atelier.

Salon des Beaux Arts 2019 ©Yona Elig

Quel•le(s) sont vos héro•ïne•s dans l’histoire ?

Michelle Obama, Simone Veil et Isabelle Lawson (ndlr : la Directrice de la SNBA) ! De manière générale, j’aimerais une société plus égalitaire, plus solidaire et plus inclusive.

Et si vous étiez une œuvre d’art ?

Je serai une céramique ! Avoir les mains dans la terre, toucher la matière, modeler les formes, tout cela me correspond bien.

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